Un fantôme électrique

JEAN LELOUP
Salle Wilfrid-Pelletier, Montréal
5 décembre 2015

Texte rédigé par Alexandra Bélisle

Photo prise par Patrick Hébert

Je pensais que ce serait facile de vous décrire ma soirée avec Jean Leloup, mais non! Je suis littéralement sans mot! Sans mot, parce que cet artiste a réussi à me laisser bouche bée, et laissez-moi vous dire que je n’étais sûrement pas la seule.

JLELOUP_17On entre dans la salle à la recherche de nos sièges. En trame de fond, des chants d’oiseaux (exotiques, selon moi) qui résonnent sur les quatre murs de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal. Après une quinzaine de minutes de retard, le rideau se lève enfin et met en scène un décor simple, mais assez surprenant. Une immense tête de mort stylée occupe le centre de la scène, appuyée par deux tabourets (dont un qui supporte un téléphone à roulette) et un écran géant de 30 par 50 pieds au fond.

Jean Leloup fait finalement son entrée, bien incrusté dans son personnage de fantôme avec son maquillage blanc au niveau des yeux, une cape noire, un chapeau noir, vêtu d’un ensemble noir et armé de sa guitare électrique (celle qui sonne mieux, comme il nous l’a si bien fait savoir). On venait de comprendre l’entièreté du titre de son spectacle, Le fantôme de Paradis City : Leloup en solo. Il faut savoir que c’était la première fois de sa carrière que le chanteur se retrouvait seul sur scène. Pas de band en arrière de lui. Et c’était TOUTE une première!

En étant seul sur la scène, j’ai trouvé que cela lui permettait une plus grande liberté sur plusieurs aspects : les paroles, le tempo, le choix des chansons, ses mouvements, l’interaction avec le public, etc. On sentait réellement la proximité entre Leloup et les gens dans la salle. Ils chantaient, tapaient des mains et riaient lorsque le chanteur sortait son grand jeu au caractère flamboyant.

Je ne peux pas passer sous silence le moment où Jean Leloup s’est rendu compte que sa guitare était mal accordée et qu’il a crié au public : « pourquoi vous ne me l’avez pas dit! » C’était hilarant! Également, il n’y a que lui pour glisser très subtilement au travers de deux paroles la phrase suivante : « petit moment de répit ». Parce que oui, Jean Leloup avait besoin d’une seconde pour respirer et quoi de mieux que de le faire au beau milieu d’une chanson. Il s’est gratté le menton, a ri un peu avec la foule, a pris une grande respiration et a recommencé la chanson. C’était ce genre de spectacle…

Ce genre de spectacle dont on ne veut pas qu’il prenne fin. Nous avons eu droit à deux rappels. Lui aussi ne semblait pas vouloir nous quitter. La relation était tellement forte, qu’à la fin du deuxième rappel et de la deuxième ovation debout, les gens n’osaient plus sortir de la salle, de peur de manquer un troisième retour.

Je vous recommande d’aller découvrir l’univers coloré de Jean Leloup avec ce spectacle. C’est quelque chose qui ne s’oublie pas! À voir et à revoir!

Rappelons que cette création est la suite du spectacle Splendeur et Chute de Paradis City – Jean Leloup et son orchestre présentée plus tôt cet automne.

Plusieurs concerts à venir affichent déjà complet, mais il vous reste encore de la chance avec la représentation du 10 février 2016 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts de Montréal. Pour les autres dates, visitez le www.roiponpon.ca.

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